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xciné-concert sur le film "choeur de tokyo" de yajuziro ozu / ste-marie juin 2007

xprojet de yves dormoy et antoine berjeaut

 
xciné-concert sur le film "l'inconnu" de tod browning / tokyo septembre 2005

xprojet de rodolphe burger accompagné par yves dormoy xxxx

 
       

xpavillon de la france exposition universelle d’aichi japon 2005

ximages : bruno badiche / musique et environnement sonore : yves dormoy et rodolphe burger / production : malice images

   

 

LE DISPOSITIF DU THEATRE IMMERSIF

Le public est ici invité à faire une expérience visuelle et sensitive et à tester l’émotion que suscite une immersion totale dans l’image et les effets d’un voyage dans un monde pleinement virtuel. Cette immersion induit deux "mises en condition" préalables : la disparition de tous les repères architecturaux et un rapport d’échelle extrême entre le spectateur et l’image.Cet espace attractif, utilisant l’image de façon spectaculaire, est inédit et spécifiquement développé pour le Pavillon français. Les principes qui sous-tendent sa conception sont simples, même si leur mise en oeuvre technique est sophistiquée.

Un objet

C’est un demi-cube de 18m de côté sur 9 mètres de haut. L’enveloppe de ce monolythe est conçue comme une double peau : La peau intérieure est faite de toiles de projection. Elle reouvre les quatre faces latérales et le plafond, comme s’il s’agissait d’un écran de cinéma unique qui aurait 5 faces. Tous les éléments permettant d’identifier la structure ou de conserver des repères architecturaux sont ainsi masqués. Le sol est composite : une surface d’environ 150 m² est réservée à la déambulation du public qui y accède de plein pied. La surface restante, soit environ 150 m² est rehaussée de 50 cm. Elle est entièrement recouverte d’un miroir. Le public ne peut y accéder.

Un dispositif

Sur chacune des quatre faces internes latérales et sur le plafond est projetée une image qui vient recouvrir très exactement l’ensemble de la surface disponible. Les spectateurs sont ainsi littéralement enveloppés par les images géantes. La plus grande image, celle du plafond, fait 324 m² ! Sur le miroir qui recouvre la moitié de la surface au sol, les 5 images projetées viennent se réfléchir. Ainsi, par effet d’optique, la symétrie exacte du monolithe apparaît au sol. Les yeux du visiteur reconstituent alors un cube parfait de 18 mètres de côté. La moitié supérieure du cube est réelle, la moitié inférieure n’est qu’illusion.La diffusion est totalement spatialisée, non seulement horizontalement, mais aussi verticalement, et vient renforcer les sensations et effets produits par les images.

Une mise en scène

L’immersion dans l’image est totale, avec quelques émotions garanties à la clé. Car le public est submergé par les images latérales et z&nithale amis aussi comme suspendu, flottant au-dessus du reflet de ces images dans le miroir. Les projections, synchronisées entre elles, peuvent s’associer pour constituer une seule et même image (type cinéma circulaire) ou encore se juxtaposer et s’opposer (type multi-écrans).

Bande sonore et musique

La partition sonore du film est une création originale, oeuvre de Yves Dormoy et Rodolphe Burger. Elle emprunte aux nombreux sons directs et bruits d’ambiance qui accompagnent naturellement les images, leurs textures et leur sens, pour les ré-interpréter en les intégrant dans une composition musicale originale. Cette création musicale utilise pleinement l’extrême précipitation sonore que le dispositif permet, grâce à une spatialisation en volume, c’est-à-dire non seulement horizontale sur 360°, comme dans certains cinémas panoramiques, mais aussi verticale, sur toute la hauteur des images.